samedi 12 septembre 2009

L'équilibre

Selon le multidictionnaire de la langue français (quatrième édition), l'équilibre se traduit par quelque chose de "sain, solide".




En poursuivant cette définition, on doit s'attarder à ce qui est sain, solide, justement. Alors, voici:



- Sain: Caractère de ce qui est équilibré (*Note de moi-même: On n'avance pas vraiment, non?). Caractère de ce qui est NORMAL.



- Solide: Caractère de ce qui est consistant, résistant, robuste et rigoureux.



Avec ces définitions, j'en viens à me demander si réellement, nous savons ce que c'est que d'être équilibré, ou plutôt, si être équilibré n'est pas plutôt un concept quasi-impossible à atteindre de par sa définition évasive qui laisse, à mon avis, une très grande place à la subjectivité.



Qui plus est, concevoir une dite normalité suppose un jugement, une classification.



L'être humain est en constante recherche de son équilibre, car il s'imagine probablement que cet état est neutre, sain, que c'est ainsi qu'on arrive à être juste bien, sans s'ancrer dans les désirs, la passion, l'envie, la jalousie, etc. (En fait, toute émotion découle d'une autre et on se retouve dans un espèce de cercle vicieux de sentiments, qui souvent, se contredisent l'un, l'autre. Mais bon, passons...)



Je disais donc que l'être humain recherche un équilibre, une façon saine de vivre la vie qui lui est propre.



Toutefois, pour simplement parler d'équilibre, c'est qu'à quelque part, on doit admettre qu'il y a aussi "déséquilibre". Et il faudrait aussi prouver HORS DE TOUT DOUTE, que l'équlibre correspond à la même chose pour tous... Ce qui, vous en conviendrez est impossible, car même si l'être humain peut être objectif (de par sa nature plus rationnelle et raisonnée), il y aura toujours une partie de lui qui tombera dans la subjectivité (de par son jugement, sa perception, etc.).



C'est donc dire que ce qui peut être sain pour un, n'est peut-être (et sûrement, je dirais même!) pas ce qui est perçu comme sain pour l'autre.



De là vient mon questionnement: Mais qu'est-ce donc, l'équilibre?



Pour moi, l'équilibre, c'est le sentiment de bien-être que l'on ressent, malgré (et grâce) aux choix que l'on fait. L'équilibre, c'est être capable de vivre les plus grandes joies, mais de passer au travers des pires chagrins. L'équilibre, pour moi, est très loin de la neutralité, du point de stagnance, où on perd l'impression que finalement on évolue. Oui, ce type d'équilibre permet de vivre le moment présent peut-être un peu plus, mais en même temps, d'avoir une pensée à long terme peut aussi être salutaire.



Combien de personnes auraient pu construire des merveilles, mais s'en sont empêchées, en prétextant que les risques de l'envie, du désir, de l'échec ou de la réussite, bref, tout ce qui a trait au domaine de l'inconnu (car l'inconnu est en fait ce que nous n'avons pas encore vécu en tant qu'être humain individuel), que tous ces risques pourraient les contraindre à un déséquilibre momentané? Je disais donc, est-ce plus sain de seulement vivre le moment présent, plutôt que de songer aussi un peu à l'avenir???



À mon avis, de vivre dans le moment présent est sain jusqu'à un certain niveau. Oui, cela nous permet d'éviter un grand stress lié aux "Mais qu'arrivera-t-il demain?", mais en même temps, cela peut nous conduire dans un genre de détachement des autres, nous amenant à vivre un genre d'isolement social affectif.





De plus, de vivre le moment présent tel quel, c'est-à-dire, ne vraiment pas songer au lendemain, pourrait, à mon avis, amener une certaine forme de chaos. Si tout le monde vivait le moment présent, sans se préoccuper de l'impact, des conséquences (positives ou négatives) de leur agirs, eh bien, tout le monde ferait souffrir tout le monde.



Ce qui m'amène aussi à penser que finalement, oui, on peut vivre le moment présent de façon intense, vivre les émotions et les sensations qui découlent de chaque seconde qui passe, tout en ne rejettant pas totalement notre regard vers le futur. Pour moi, il s'agit là d'un état équilibré.



Mais pour en revenir à ce que je disais plus tôt, les êtres vivant de non attachement et de détachement (il y a une distinction entre les deux, mais puisque je ne crois pas réellement au non attachement, il me serait difficile d'expliquer cette différence). Revenons à ce que je disais...



Les êtres vivant de détachement et de non détachement vivent d'une certaine manière une vie plus équilibrée, plus saine, dans leur vision de l'équilibre et de la "saineté". Ils éprouveront probablement moins de souffrances que leurs confrères (et consoeurs) du genre Humain, car la souffrance naît de l'attachement à l'autre et de la dépendance (ainsi que de tout ce qui vient avec...).



Mais en même temps, je crois que de vivre ainsi n'est pas totalement sain en soi, car pour moi, vivre dans cette optique, c'est plutôt d'être en état de non équlibre (terme signifiant que l'équilibre "n'existe" pas finalement, car d'affirmer qu'il y a équilibre, serait d'admettre que pour l'atteindre, on doit avoir vécu dans le déséquilibre, ou encore, tout simplement parce que pour créer un équilibre, certains aspects de nous doivent être plus "forts" et d'autres plus "faibles").



Cet état de non équilibre est-il plus sain?



Je ne peux le dire, car je n'y crois pas, voilà tout. Mais je serais ravie qu'on puisse essayer de me faire voir les choses différemment.



Alors au final, qu'est-ce que l'équilibre?



Personne ne peut réellement le savoir.



Le plus important, je crois, c'est de juste se sentir bien dans les choix que l'on fait. D'arriver à canaliser nos énergies négatives (liées au déséquilibre) en énergies positives (souvent par la création et le recentrement sur soi, sur notre valeur propre, en tant qu'humain de tête et de coeur).



Alors voilà, mes chers, mon moment d'évasion concernant l'équilibre...

Le désir

Selon le multidictionnaire de la langue française (quatrième édition), le désir se définit comme suit:




"Le désir est l'aspiration à posséder quelque chose, le besoin, l'envie, le souhait ainsi que l'appétit sexuel."



Quoique cette définition m'apparaisse comme logique, elle n'en demeure pas moins, à mon avis, bien incomplète.



Ce qui la rend incomplète, à mes yeux, c'est le manque du côté Humain.



Qu'est-ce qui se cache au-delà de l'envie de posséder, du besoin, de l'appétit sexuel?



Je pourrais donner une multitude de réponses et probablement que tous ceux qui me liront pourront en ajouter d'autres...



En fait, le désir, comme tout autre "émotion", est Humaine. Et puisqu'elle est Humaine, elle en devient donc inévitablement subjective, car chaque être humain est unique, dont chacun, selon ses principes de vie, ses valeurs, va vivre le désir de façon différente.



Pour certains, le désir sera perçu comme une chose à éviter, car il peut amèner déception et sentiment de mal être.



Personnellement, je crois qu'on peut apprendre beaucoup du désir, face à nous-mêmes, et ainsi progresser de plus en plus vers notre connaissance et notre sagesse idéales.



Je ne prétends ni être une sage, ni posséder la connaissance absolue, car je ne suis qu'une simple humaine, moi aussi, comme tous les autres êtres humains sur cette terre. (Mais il ne faut pas oublier que je suis votre Admin! )



Pour moi, le désir est donc sain, dans le sens qu'il démontre que nous ne sommes pas des êtres inhumanisés. Toute action que l'on pose dans notre vie découle d'une certaine envie. Même pour les plus endurcis du domaine des non-tout (non jugement, non dualité, non attachement, etc.), l'envie est à la base même de leurs choix de vie, de l'orientation dans leur philosophie.



Car, à mon sens, comme tout être humain (même les déshumanisés), l'envie qui mue toute action est le désir d'atteindre une vie idéale, ou du moins, meilleure que celle que nous vivons dans l'instant présent.



Oui, d'un certain sens, de vivre dans le moment présent, signifie de mettre à l'écart nos désirs sur le coup. Mais au départ, ce qui nous a même permis de vivre ce moment présent, c'était une envie (l'envie d'être avec quelqu'un, l'envie de "tripper", l'envie de se faire du bien, l'envie de se reposer, l'envie de prendre l'air, etc.).



Finalement, à mon avis, l'envie, le désir est partout. C'est en quelque sorte le moteur de notre existence. C'est l'envie qui nous conduit vers la remise en question, le choix de notre façon de vivre, l'acceptation de notre bonheur, ou de notre malheur. (Nulle souffrance n'est insurmontable... Il faut seulement avoir le désir, l'envie, d'aller "mieux".)



Alors voilà, de façon assez brève ce que représente le désir pour moi.



Mais je ne peux terminer sans mentionner quelques types d'envies et les façons que les gens peuvent utiliser pour parvenir à combler ces désirs.



L'envie de ne pas souffrir



Puisque la quête ultime de toute existence est d'atteindre le bonheur, il est tout à fait normal que l'être cherche à ne pas avoir mal (ce qui l'éloignerait de son bonheur, au final).



Pour parvenir à ne pas souffrir, l'être peut décider de se cacher dans des illusions, soit philosophiques (par exemple, l'endoctrinement qui fait en sorte qu'un être croit que la façon qu'il vit est HORS DE TOUT DOUTE la seule et unique façon qui le conduira à son bonheur), soit de nature artificielle (par exemple, les dépendances de toutes sortes, comme celle à la drogue, aux jeux d'argent, à l'Amour, etc.).



Le seul "hic", c'est que lorsqu'on essaie d'éloigner la souffrance en adoptant de telles façons de vivre, on s'en crée d'autres qui ne nous apparaissent pas comme telles sur le coup. Oui, la drogue permet de nous sentir bien sur le moment de notre "high", mais qu'arrive-t-il après coup? On vit notre "down", on "débuze", etc. Oui, l'endoctrinement nous aide à donner un sens à notre vie, mais à long terme, on finit par réaliser qu'on s'est "encabanné" dans un mode de pensée qui nous empêche de vivre certains bonheurs (comme de s'embarquer dans une relation de couple, par exemple, ou encore, de simplement nous percevoir nous-mêmes comme un être unique, ayant la capacité de penser pour nous-mêmes et faire nos propres choix. Mais bon, là je parle d'éclectisme, en quelque sorte, et je ne veux pas trop embarquer dans ce sujet-là pour le moment, car l'Éclectisme mérite d'avoir sa place comme topic à part entière!).



Je crois donc que la meilleure façon d'éviter la souffrance, c'est en fait de la vivre! Paradoxal, non? Ce que je veux dire, c'est qu'en vivant la souffrance éprouvée, en ne la fuyant pas, en essayant de la comprendre, on arrive à en tirer un apprentissage sur soi, donc, on évite de reproduire les mêmes erreurs (quoique je ne crois pas aux erreurs en tant que tel, puisque cela impliquerait une notion de bien et mal dans laquelle je ne me sentirais pas à l'aise. Je préfèrerais donc parler d'expériences moins positives, de choix moins sains pour nous-mêmes).



Je disais donc qu'en vivant notre souffrance, on grandit, on évolue, on évite de reproduire les actions (ou de faire les choix) qui nous ont amené à vivre cette souffrance.



Malheureusement, nous devrons vivre plusieurs souffrances tout au long de notre vie, car aucune situation n'est pareille à la précédente, donc, l'apprentissage qu'on a fait de notre souffrance passée n'est pas une solution à la souffrance présente. En fait, cet apprentissage est un outil, nous permettant de mieux contrôler nos systèmes de défenses internes, de mieux savoir vers quoi nous diriger lorsqu'on souffre (par exemple, pour ma part, je me libère dans la musique et dans l'écriture).



Tout ceci nous amène, avec le temps, à aborder la souffrance de façon plus sereine, de façon moins "souffrante".



Le désir de l'autre



Quoiqu'à primes abord on se dit "Ben, c'est évident, le désir de l'autre, c'est sexuel!", je me permettrais de dire que justement, ce ne l'est pas dans sa totalité. (encore une fois, il s'agit de ma vision des choses, alors, n'allez pas croire que je tente d'aborder les choses d'un quelconque point de vue scientifique!)



Quoiqu'à la base, pour qu'il y ait désir de l'autre, il doit y avoir une certaine attirance physique, le RÉEL désir de l'autre, c'est celui qui provient de bien plus loin que l'aspect "rationnalisable" (donc, explicable par la science). Pour moi, le désir, tout comme l'Amour, est d'une certaine manière inexplicable, irrationnel (dans le sens que cela dépasse l'entendement).



Dans le désir de l'autre, oui, on peut retrouver un certain type de désir créant des relations purement sexuelles (de là viennent justement les relations de "fuck friends", désolée pour le mot, mais on va appeler un chat, un chat, non?). Mais même ce désir provient à quelque part d'un besoin qui est affectif (le besoin de se sentir désiré, par exemple, qui touche directement le domaine de l'estime de soi, qui elle, est le principal aspect de notre développement affectif). Alors, même dans le désir purement sexuel, on retrouve un côté affectif qui peut conduire à l'attachement vers l'autre (l'attachement ne se raccordant pas seulement au niveau Amoureux...)



Un autre côté du désir de l'autre découle habituellement de cet attachement justement.



Voyez-vous, quand quelqu'un comble ce désir, à la base sexuel, il peut en ressortir divers résultats. Soit les personnes finalement, n'auront pas créé cet attachement (on parle donc de "One night stand"), soit les personnes auront développé un attachement affectif sexuel (les "fuck friends"), soit l'Amour pourraît naître.



Dans ce cas-là, le désir de l'autre devient encore plus grand, à mon avis. Pas que les désirs précédemment nommés soient inférieurs, mais bien que pour plusieurs, l'Amour est un pas de plus vers l'atteinte de leur bonheur.



L'Amour est la forme ultime de désir de l'autre, à mon avis. C'est l'envie d'être avec cette personne, parce que cela nous fait du bien (et que cela lui en fait aussi... C'est pour ça qu'il est important de s'assurer que l'autre est aussi bien que nous dans tout ça. Dans le cas contraire, mettez fin à la relation sur le champs, si vous voulez mon avis. Car, par expérience personnelle, je pourrais vous dire qu'un Amour à sens unique le demeure la plupart du temps.)



Je ne veux pas trop parler de l'Amour, car de toute façon, une catégorie entière de ce forum y est destinée.



Toutefois, je dois ajouter que dans l'optique où le désir Amoureux est source de bonheur (même si à l'opposé, il peut apporter des souffrances, que nous fuyons par divers moyens dont j'ai parlé plus tôt...)



Je disais donc, puisque l'Amour est source de bonheur, et puisque le désir peut être source d'Amour, alors, le désir peut être sain.



À mon avis, il n'est pas à éviter, mais bien à cultiver afin de nous faire progresser dans notre connaissance de nous-même et du monde qui nous entoure.



(Petite note: Il peut aussi arriver que le désir sexuel provienne du désir Amoureux, en fait. Je pense que dans ces cas-là, on pourrait parler d'Amour encore plus pur, quoique d'un certain sens, je ne veux pas quantifier deux types d'Amour aussi similaires.)



Bon, je crois avoir aborder les deux "principaux" types d'envie. Je reviendrai aux autres plus tard, car pour l'instant, vous conviendrez que j'en ai déjà beaucoup écrit!

L'éclectisme

Selon le multidictionnaire de la langue française (quatrième édition) l'éclectisme est "la disposition d'esprit de la personne qui choisit différents genres, qui ne se limite pas à une seule école de pensée, à un seul objet".




De façon plus profonde, les personnes éclectiques (dont je fais partie!), sont celles qui décident de ne pas s'emprisonner dans un certain système de pensée, dans un mode de vie prédéfini. C'est dans ce "type" de personnes que l'on retouve, habituellement, les artistes, les gothiques, les punks, etc. Bref, ce que la société a décidé de nommer "Les marginaux". Ils sont qualifiés ainsi, en fait, parce qu'ils sortent de la marge, de la norme, en refusant de se cloîtrer dans une philosophie de vie immuable voire même restrictive.



À mon avis, les personnes éclectiques sont en fait celles qui sont le plus aptes à l'Amour inconditionnel, dans le sens qu'elles ne s'opposent pas totalement à la façon de penser, de croire, des autres. Elles adhèrent, en fait, aux parties qui leur conviennent tout en mettant à l'écart celles qui scient moins à leurs valeurs et principes.



L'un des "bienfaits" d'avoir une vie d'éclectique, c'est que cela permet de ne jamais affirmer que tel ou tel style de vie est supérieur à l'autre, car l'éclectisme suppose que dans tout, il y a du positif.



Cela amène aussi l'ouverture à l'autre... et par le fait même, une partie de la compassion et de ce qui en est à l'origine (par exemple, l'empathie). Cela permet une certaine adaptation face à la vision de tous, car nous vivons nos relations avec les autres de manière "acceptative" (j'aime bien inventer des termes!!! ).



Personnellement, j'ai toujours eu le mode de pensées que j'ai aujourd'hui, je crois. Seulement, je ne savais pas que cela portait un nom, ni que je pouvais "coucher sur papier" une définition de ce que c'est.



Du plus loin que je me souvienne, j'ai toujours voulu n'être que moi, en tant qu'humaine, dans mes différences et mes similarités avec les autres, sans me battre pour dire que je suis marginale. Je suis moi, c'est tout. Et en étant moi, j'accepte et je crois que les autres sont eux aussi, avec leurs forces et leurs difficultés (je n'aime pas dire faiblesses).



Voilà, un peu rapidement ce qu'est l'éclectisme.



J'y reviendrai sûrement plus tard, mais pour l'instant, il est l'heure du coucher depuis un petit moment! (Je commence à avoir de la difficulté à penser! )

Le bonheur

Selon le multidictionnaire de la langue française (quatrième édition), le bonheur est "L'état moral de la personne heureuse" (note de moi: Non, dites-moi pas! )




Donc, voyant ceci, je dois trouver ce que signifie d'être heureux, non?



Toujours selon le multidictionnaire, la personne heureuse est celle "Qui jouit du bonheur".



Ok, y a-t-il juste moi qui trouve que quelque chose cloche???



Si je me base sur le dictionnaire, cela veut donc dire que le bonheur, c'est d'être heureux et que d'être heureux, c'est atteindre la bonheur... non?!?



En continuant dans cette pensée, c'est donc dire que personne ne peut décrire ce qu'est d'être heureux ni ce qu'est le bonheur, puisqu'on ne peut dire la définition d'être heureux... (mélangé un peu, non?)



Cela veut donc aussi dire que notre quête de bonheur est finalement une recherche de quelque chose qu'on ne peut même pas expliquer! (enfin un domaine dans laquelle aucune preuve scientifique ne vient déterminer ce que devrait être telle ou telle chose!)



Alors voilà, dans ce cas, je crois que je vais devoir en donner ma définition personnelle alors (comme si je ne l'aurais pas fait même si une définition plus précise avait existé!!! )



Mais puisque le bonheur s'atteint par le fait d'être heureux, alors, je commencerai à dire ce qui je crois peut nous rendre heureux en tant qu'humain.



On peut être heureux en fait pour plusieurs choses (l'acquisition d'un objet désiré, l'obtention d'un bon résultat scolaire ou encore d'une promotion à notre travail, d'avoir fait une activité intéressante, comme de voir un bon film, etc.)



Cela m'amène à me demander: Mais qu'est-ce qui fait donc en sorte que quelque chose soit spécial au point qu'on puisse dire qu'on vit du bonheur???



Vous en conviendrez que malgré toutes les petites choses qui puissent nous rendre heureux, nous n'en ressentons pas toujours un état de bonheur "suprême".



Je pense donc que l'on peut dire que quelque chose fait réellement notre bonheur lorsqu'on a l'impression que cela vient de nous faire progresser vers notre idéal de vie.



Personnellement, c'est sûr que je suis heureuse lorsqu'enfin, je peux acheter l'album d'un de mes groupes préférés (surtout lorsqu'on sait à quel point la musique est importante dans ma vie!), mais cela ne me fait pas vivre un grand bonheur pour autant...



Ce qui fait vraiment mon bonheur, ce sont les relations humaines. Quoique j'aie un petit côté antisocial (c'est plutôt que je ne laisse pas tout le monde entrer dans mon monde intérieur... C'est même curieux que j'aie décidé d'ouvrir ce forum en fait... Mais faut dire que le fait que cela soit virtuel peut aider, car il s'agit en fait d'une certaine barrière entre moi et les autres... Mais bon, je reviendrai probablement au fait d'être antisocial un autre jour...)



Je disais donc, quoique j'aie un petit côté antisocial, les gens qui arrivent à percer ma coquille (ma bulle) sont les seuls pouvant me permettre d'atteindre mon bonheur... Pas que je sois totalement dépendante des autres pour me sentir en vie, mais plutôt que je crois que si j'étais le seul être humain sur terre, je serais fort malheureuse...



Que signifierait mon Amour de la musique, si je ne pouvais dire à quelqu'un à quel point elle m'ennivre? Quelle importance cela aurait-il que je chante, que je dessine, que je peigne...??? À quoi servirait mon empathie, ma compassion, mon amour des autres???



Tout cela ne signifierait rien si j'étais la seule à exister... Tout cela serait inutile, probablement...



C'est donc pourquoi je crois fortement que notre bonheur est en grande partie lié à nos relations humaines.



Lorsque je regarde ma fille et que je la vois, avec ses grands yeux avides de découvrir ce qui l'entoure, je peux me dire: "Voilà bien l'un des plus grands cadeaux que la vie pouvait m'offrir!" Je puise en ma fille en fait, l'une des plus grandes parties de mon bonheur. (Ma petite fée, c'est un vrai rayon de soleil. Maman est triste? Pas grave, elle sourit toujours, me lance des baisers avec ses petites lèvres toutes mignonnes. Maman se sent bien? Alors tant mieux, la cocotte lance des baisers avec ses petites lèvres toutes mignonnes... Je sais que je me répète, mais c'est une façon de dire que ma fille, peu importe ce qui se passe autour, m'Aime vraiment. Et cet Amour qu'elle me porte me comble de bonheur!)



Le bonheur, pour moi, en fait, est ce qu'on décide qu'il doit être. Dans ce sens, je peux comprendre les gens qui ne vivent que dans le moment présent. Pour eux, chaque instant doit être un petit bonheur... (honnêtement, j'aurais aimé être en mesure de vivre ainsi...)



Et vous savez, je crois en fait que c'est lorsqu'on arrête de chercher qu'on trouve enfin ce bonheur dont personne n'est capable d'expliquer la signification. Je commence à me dire que la quête de bonheur nous pousse à toujours avoir l'impression qu'il nous manque quelque chose présentement.



Mais bon, maintenant que je sais que le bonheur est le résultat d'un état heureux et que d'être heureux, c'est ressentir le bonheur, je vais probablement être moins mélangée, c'est sûr!



Le bonheur, au final, n'est-ce pas d'être juste bien???



Alors voilà, un peu bref (je le dis tout le temps finalement!), mais c'était mes pensées du moment...

La perfection

Selon le multidictionnaire de la langue française (quatrième édition) la perfection serait (je vais essayer de trouver: le caractère de ce qui est parfait? Et le parfait serait ce qui conduit à la perfection? C'est ça?)




Non, sérieusement, selon ce dictionnaire, la perfection est "L'état de ce qui est parfait" ( ) et le parfait c'est "l'idéal, l'absolu, l'excellent, l'exemplaire, l'irréprochable, l'accompli, le complet". (bon, enfin quelque chose de plus explicite!)



Est-ce que c'est juste moi ou bien la définition du parfait ne colle pas tout à fait avec certains des mots mentionnés?



Personnellement, je crois qu'il y a une large distinction entre perfection et idéal. (J'aurais dû devenir écrivaine et rédiger un tout nouveau dictionnaire, tiens!) Sérieusement, je pense que justement, puisque la perfection n'existe supposément pas (et je dis "supposément" seulement parce que dans la vie, on ne peut jamais être totalement sûr de quelque chose), l'être humain tente d'atteindre son idéal, non? Alors, dans cette optique, il s'agirait de deux "choses" complètement différentes. À moins bien sûr que cela ne soit comme en géométrie, où le carré est un rectangle, mais le rectangle n'est pas un caré. Il faudrait que je vérifie la définition de l'idéal pour le savoir, mais bon, je me retrouverais sûrement face à un genre de "L'idéal est le caractère de ce qui est parfait" ou encore "L'idéal est le but recherché par l'idéalisation".



Mais tout ceci me porte à me questionner sur le fait que nous disions que la perfection n'existe pas...



Si la perfection n'existe pas, alors pourquoi quelqu'un a-t-il perdu son temps à inventer ce terme et à lui donner une définition?



En fait, je crois plutôt qu' à l'origine, la perfection représentait vraiment l'idéal. Par exemple, on aurait pu dire que lorsque notre conjoint (vous chanceuses qui en avez!) nous prépare une soirée toute romantique, débutée par un repas aux chandelles et terminée par des pétales de roses sur la couette du lit, eh bien, on aurait pu dire que la soirée était parfaite.



Mais maintenant, le mot "perfection" a pris un sens totalement différent. Il est devenu un terme désignant une impossibilité, quelque chose d'inaccessible, d'inatteignable. La perfection n'est plus descriptible par un autre mot que la perfection. On veut tous (ou presque) être parfaits.



Mais qu'est-ce que cela veut dire "être parfait"?



Y a-t-il quelqu'un qui puisse me répondre? Probablement en fait que vous pensez à des choses du genre "être parfait, c'est être en harmonie avec ce qui nous entoure" ou encore "être parfait c'est ressentir la joie de vivre, profiter de chaque moment", "être parfait c'est réussir sa vie personnelle et professionnelle", etc.



Le "etc" est important, à mon avis, car il dénote encore l'aspect subjectif d'un autre terme associé à l'existence de l'être en tant qu'individu et membre de la société. (L'être humain sera-t-il jamais compris? Et dans une toute autre vision, pourquoi continuons-nous d'essayer de le comprendre? Encore une fois, je dois dire que je pense qu'on se complique la vie en essayant de tout comprendre...)



Vous savez quoi? Je suis du type très perfectionniste. Et tout ceci me porte à me dire que finalement, je suis un peu perdue, car je cherche à atteindre quelque chose qui n'existe pas vraiment. Je dis "pas vraiment", car dans le fond, puisque la perfection est subjective, alors, "LA perfection au plan général, sociétaire" n'existe pas. Mais au plan personnel (individuel), c'est autre chose, à mon avis...



Puisque la perfection est subjective, alors on devient celui qui choisit si notre vie est parfaite ou non, non?



Dans ce cas là, je vais arrêter d'essayer d'atteindre quelque chose d'indéfinissable et tout simplement me dire que la perfection, je l'ai déjà atteinte, dans ce sens que j'ai mis au monde l'enfant le plus merveilleux au monde (comme tous les parents ou presque diraient du leur), j'ai réussi à être acceptée à l'université dans le domaine auquel je rêve depuis ma tendre enfance, j'ai deux chats qui m'adorent et un homme qui me donne le plus qu'il est en mesure de me donner de lui-même, tandis que moi, je le lui rends bien, je crois...



Alors wow! Quel soulagement de me dire que ma vie est parfaite! Juste de l'écrire et je me sens déjà moins stressée, plus légère, plus en paix, peut-être même... Qui sait???

L'idéal

Selon le multidictionnaire de la langue française (quatrième édition) l'idéal est "ce qui existe que dans l'imaginaire, la pensée, le parfait, ce qui donnerait entière satisfaction".




Voilà bien une définition qui me plaît! Premièrement, elle me plaît car enfin, j'ai trouvé quelque chose d'expliqué dans le multidictionnaire et deuxièment, son côté "absolutiste" me donne une ouverture assez facile pour pouvoir écrire ce message...



C'est drôle quand même, car on n'arrive pas à décrire ce qu'est la perfection (donc, on peut en conclure qu'elle n'existe pas, mais cela n'est pas dit. Ce qui est dit, c'est que la perfection existe, en fait!), mais en ce qui a trait à l'idéal, ça, on dit tout de suite que cela relève de l'imaginaire...



À moins que cela ne soit moi qui aie une difficulté au niveau du vocabulaire, il me semble que le mot "idéal" me rapporte à quelque chose de beaucoup plus accessible que la "perfection", non?



Voyez-vous, selon moi, la quête de perfection étant dérisoire, je préfère me dire que je veux atteindre mon idéal (ce qui me conduira à mon bonheur).



Mais qu'est-ce que l'idéal pour moi?



Être bien, tout simplement. Être bien avec ce qui m'entoure (la nature, les gens, les animaux, le matériel, etc.) ainsi qu'avec moi-même (ressentir un bien-être intérieur, une paix face à soi-même).



Pour atteindre cet état de bien-être, je dois me sentir comblée à tous les niveaux (professionnel, affectif, social, intellectuel, etc.). Et honnêtement, je crois que je suis dans le bon chemin pour l'atteindre cet idéal (en fait, ne me manque plus que mon doctorat en psycho et le fameux "oui" de l'homme que j'Aime... S'il le faut, je vais lui demander sa main, si je vois que cela lui prend trop de temps pour se décider! Sans vouloir trop déborder du sujet, je voulais juste dire que je rigole face au mariage. Je suis quand même logique après tout et je sais très bien que face à cet homme, ce type d'action serait totalement prématuré!)



Revenons donc à ce que je disais...



L'idéal, à mes yeux, représente la situation la meilleure que l'on pourrait souhaiter pour soi-même, puisque la perfection n'existe pas. Mais il ne faut pas non plus en conclure que "l'idéal" n'est qu'un genre de prix de consolation. Au contraire! L'idéal est encore mieux, je crois que la perfection, dans le sens qu'avec l'idéal, on a toujours une place pour l'évolution, la croissance personnelle. Tandis que si on était parfait, où serait la raison de notre existence? (Mais là, je me fonde sur le fait que je crois que l'une des raisons de l'existence est d'accroître nos connaissances tout au long de notre vie.) Dans ma tête, si tout le monde était parfait, la vie serait vraiment ennuyeuse! Si tous étaient parfaits, tout seraient les mêmes (et les différences sont très importantes afin d'avoir un sentiment 1) d'invidualité et 2) d'apprentissage). Le parfait étant quelque chose de défini, donc, d'unique, de "non multipersonnaliste individuel". (ouf, les mots issus de notre esprit!)



Ce que je veux dire par là, c'est que si la perfection existait RÉELLEMENT, eh bien, elle serait telle qu'elle serait décrite et que si nous étions tous parfaits, nous collerions tous à la même description, donc, nous serions tous pareils. (Une livre de beurre, c'est une livre de beurre, non?)



Alors voilà, je sais que cela semblera un peu farfelu, mais je suis en total désaccord avec la définition de l'idéal, tel que mentionnée dans le multidictionnaire (mis-à-part pour la partie disant que l'idéal est ce qui nous permet de ressentir une entière satisfaction).



En fait, puisque l'idéal est idéal (c'est une évidence, non?), eh bien, je crois sincèrement que c'est effectivement ce qui pourrait nous donner entière satisfaction et nous propulser tout droit vers notre bonheur ultime, la réussite de notre vie (pas que de ne pas atteindre ce bonheur veut nécessairement dire qu'on a "échoué" notre vie, mais bien que la réussite la plus totale représente, pour moi, l'atteinte de ce bonheur).



Alors, mais qu'est-ce cet idéal?



En fait, j'ai pu décrire brèvement la vision que j'en ai. Mais encore une fois, la réponse est très subjective, tout dépendemment des rêves, des aspirations, de chacun d'entre nous.



Quoique je ne sois pas très portée sur la religion, la meilleure façon d'exprimer ce que je veux dire serait de parler du paradis. Celui-ci, puisque c'est le paradis, n'est-il pas justement supposé être tel que nous le désirons? Alors, puisque chaque être perçoit SON paradis à SA façon, alors, il m'apparaît évident que le paradis ne soit pas descriptible...



C'est donc la même chose, je pense au niveau de l'idéal.



Il n'y a pas de réponse simple, unique, applicable pour tous. L'idéal est tel que nous envisageons qu'il devrait être. C'est pourquoi il importe de nous accrocher à un idéal réalisable. Car si nous tendons à nous axer vers l'atteinte d'un idéal impossible ou presque (par exemple: "Ah, moi mon idéal serait de gagner 10 millions à la lotto et ne plus jamais travailler de ma vie, avoir une maison avec 10 chambres, etc.") eh bien, on risque fort bien d'être toujours déçu, insatisfait et finir nos jours en ayant l'impresion qu'on a "manqué notre vie". À mon avis, il faut arriver à forger notre idéal selon les choses qui sont sous notre contrôle (cela nous permet davantage de s'assurer que nous pourrons l'atteindre).



Par exemple, bâtir son idéal en fonction de la réussite professionnelle est assez logique, puisque nous pouvons contrôler ce sentiment de réussite, premièrement, par les études que l'on réalise pour atteindre notre but et deuxièmement, par l'énergie, le temps et le coeur que l'on met dans notre travail. (Il faut faire attention par contre à ne pas tomber dans le fait de bâtir notre idéal en fonction du salaire, par exemple, car cela n'est pas de notre ressort à nous uniquement.)



Tout ça m'amène encore une fois à dire que nous sommes l'artisan de notre propre vie, l'artiste de la toile de notre bonheur...

L'attachement

Selon le multidictionnaire de la langue française (quatrième édition), l'attachement se traduit par "un vif sentiment d'affection."




Toujours selon ce dictionnaire, l'affection est un "attachement, de la tendresse" qu'éprouve quelqu'un qui affectionne quelqu'un d'autre, "qui s'intéresse ardemment à la personne".



Je crois qu'il faut alors définir ce qu'est l'intérêt, non?



L'intérêt, selon le même dictionnaire, c'est "l'attention, la curosité", mais aussi "ce qui est utilie, ce qui est important".



Donc, si je comprends bien, l'attachement est un état d'être que l'on obtient lorsqu'on a un intérêt plus marqué pour une personne (ou un objet... Note: Les gens matérialistent en sont un bon exemple: il sont si attachés à leur matériel que s'ils sont victimes d'un sinistre, comme d'un feu, ils sont persuadés que leur vie est finie!)



Si je me base sur cette définition, c'est donc dire qu'il est presque impossible d'envisager qu'une personne puisse passer sa vie entière sans s'attacher à quiconque, non? (cela doit être possible à très faible pourcentage, mais je n'ai pas encore trouvé le mot pour décrire cela...)



Après lecture des définitions, je réalise que ma vision de l'attachement était assez près de la "vérité". Personnellement, je crois que l'attachement est à la base de toute relation humaine, que sans lui, rien ne différencierait nos relations interpersonnelles (par exemple, la caissière à l'épicerie aurait autant d'importance à nos yeux que notre mère!)



Pour moi, l'attachement est primordial, donc, à toute relation que l'on souhaite aprofondir. Sans attachement, que celui-ci soit amical, amoureux, parental ou autres, eh bien, sans attachement, on vit des relations plutôt égoïstes, à mon avis, car on ne tient pas en compte les sentiments des autres, puisque sans une certaine forme d'attachement, la sympathie devient très difficile à démontrer...



Oui, on peut être empathique face à quelqu'un qu'on verrait quêter sur le coin d'une rue, sans pour autant être attaché à cette personne. Mais en même temps, cette empathie demeurera, à mon sens, que très superficielle. L'empathie étant ce qu'elle est "la faculté de se mettre à la place d'autrui et de percevoir ce qu'il ressent". Oui, en relation d'aide, l'empathie est très importante (les risques d'être sympathique sont trop grands, alors, on doit comprendre ce que vit l'autre, sans se mettre le fardeau de sa douleur sur nos épaules... La plupart des spécialistes, que cela soit des intervenants, des psychologues ou autres, la plupart de ceux qui font des "burn-out", sont justement ceux qui ont de la difficulté à rester dans la marge de l'empathie et tendent à effleurer la sympathie). L'empathie est importante oui, mais elle n'est qu'une infime partie de ce qu'est la sympathie, la forme suprême d'empathie, "l'empathie affective"...



La sympathie, quant à elle, est décrite comme suit: "Il s'agit d'un penchant bienveillant à l'égard d'une personne". Tiens, je suis surprise par cette définitiion, car dans mes cours, j'ai appris que la sympathie était bien un sentiment de bienveillance, mais envers les gens auxquels nous sommes attachés... Étrange...



Je vais donc retomber dans le subjectif, continuer de me baser sur ce que je pense, moi, en tant qu'individu unique, en tant que personne différente des autres, comme tous les autres sont différents d'eux-mêmes et de moi...



Je crois que je dois mettre un exemple pour exprimer ce que je pense...



Lorsqu'on croise une personne qui pleure, nous arrêtons-nous toujours pour lui demander si elle a besoin d'aide, si on peut faire quelque chose pour elle? (Moi, je le fais le plus souvent possible, mais puisque je prévois devenir psychologue, j'imagine que c'est dans ma nature de vouloir venir en aide aux gens qui le souhaitent).



Je reviens donc à ce que je disais...



Lorsqu'on croise quelqu'un apparemment dans une période de "détresse", allons-nous lui parler ou serions-nous plutôt du genre à continuer notre chemin en nous disant que cela ne nous regarde pas? C'est triste à dire, mais la plupart des gens passent leur chemin, sans même porter attention à cette personne, ou encore, en se disant que quelqu'un d'autre ira "à son secours". En fait, je crois que c'est une réaction "normale" puisque nous vivons dans un monde d'individualisme. La plupart des gens ne posent des actions que dans le but d'en retirer quelque chose (et cela n'est pas une critique, c'est tout à fait "normal" puisque la société contemporaine est bassé sur la théorie de la Pyramide de Maslow, qui constitue les échelons des besoins fondamentaux Mais j'en reparlerai peut-être plus tard de cette pyramide, car cela serait assez long d'en expliquer toutes les composantes ici. Toutefois, je tiens à dire que tous ces besoins sont basés sur l'invidiu et non sur un plan sociétaire)...



Reprenons donc la même situation (celle décrite plus haut)... ou presque! Vous vous promenez sur la rue et paf! vous tombez face à face avec une amie qui a les larmes aux yeux. Qu'allez-vous faire? Il est fort probable (même quasi-certain, si je peux dire) que vous allez vous arrêter pour lui demander si vous pouvez faire quelque chose pour elle...



Pourquoi? Pourtant, il s'agit de la même situation: une personne est triste et aurait peut-être besoin de parler...



La différence réside dans le fait que face à notre amie, on vit de l'attachement. Sa douleur nous affecte, nous rend triste. Nous avons ENVIE de lui offrir une oreille pour l'écouter, de la réconforter... Nous souhaitons qu'elle puisse retrouver un état de bonheur relatif.



À mon avis, l'attachement est ce qui nous pousse à tenter de toujours agir de la meilleure façon possible envers les êtres qu'on aime, même les "non humains", c'est à dire, les animaux. Qu'est-ce qui fait en sorte qu'on ait de la difficulté à partir pendant deux jours et laisser notre chat seul à la maison (même en sachant que les chats n'ont pas la notion du temps et que pour eux, cela veut donc dire que si on part 1 heure ou 1 journée, c'est la même chose)? Eh bien, c'est parce que nous sommes attaché à cet animal! Parce que puisque nous ressentons cet attachement face à lui, nous démontrons une certaine sympathie, une empathie prononcée... Nous ne voulons pas qu'il s'ennuie, nous ne voulons pas qu'il risque de manquer de nourriture, d'eau, etc.



L'attachement est présent partout.



On s'attache à notre famille (ce qui inclut autant nos parents, que nos enfants, que nos tantes, oncles, neveux, nièces, cousins, cousines, etc.), bien entendu, mais on s'attache aussi à nos amis, à nos collègues de travail (parfois), à certaines personnes qui travaillent dans des magasins (mais dans ce cas-là, si on s'attache, c'est qu'un genre d'amitié s'installe un peu...).



Personnellement, je peux même dire que je suis attachée à des gens que je n'ai jamais vus! Par exemple, je suis attachée aux membres de ce forum! Je connais un peu moins l'un d'entre eux, alors, c'est sûr que l'attachement est un peu moins fort (sans vouloir lui faire de la peine... De toute façon, je sais que cette personne comprendra mon point de vue!).



Mais si je pense à Miss Zaraignée, c'est sûr que je suis attachée d'une certaine façon. On se connaît depuis peu, mais nos vies un peu similaires m'attachent à elle. Notre communication facile, nos échanges intéressants, etc. Il s'agit là de quelques facteurs seulement qui font en sorte que je sois attachée à elle.



Et que dire de Mon Cher Darkanary? Cela fait plus de 3 ans que je le connais virtuellement. Il m'a accompagnée, d'un certain sens, dans plusieurs des choses que j'ai vécues. Tout comme moi, j'espère qu'il sent que j'ai été là aussi, malgré la distance. Il y a beaucoup de choses qu'il nous est impossible de savoir l'un de l'autre, puisque notre relation fut toujours bloquée au domaine virtuel, mais par contre, par nos courriels, je crois que nous savons que nous ferions tout notre possible pour être présent pour l'autre.



Mais alors, pourquoi n'est-ce pas la même chose envers tous les gens que je croise sur le Net? C'est simple, c'est parce que je suis attachée à eux! Parce qu'à travers nos échanges, j'ai appris à les connaître un peu, j'ai appris à regarder leur beauté intérieure. J'ai aussi appris que je pouvais me confier à eux et y trouver une certaine forme d'aide à double-sens (on joue le rôle d'aidant et d'aidé à tour de rôle, c'est ça que je veux dire).



Bref, l'attachement est à mon avis le moteur de toutes relations aprofondies que nous vivons avec les autres.



Que seraient ces relations sans attachement? Que serait l'Amour sans attachement?



Je crois que je n'ai même pas besoin d'expliquer mon point de vue face à ces deux questions...