samedi 12 septembre 2009

Les trois composantes du couple

Alors, voilà, pour moi, il existe trois grandes composantes dans un couple, soit le "Moi", le "Toi" et le "Nous".




Le "Moi" représente ma personne, à part entière. Celle qui s'occupe de ses études, de sa fille. Celle qui prend du temps pour faire des activités qu'elle aime, comme jouer à des jeux vidéo par exemple. Celle qui existe indépendemment de l'autre.



Le "Toi" représente l'être Aimé. Lui aussi s'occupe de ses choses personnelles, prends du temps pour lui, pour ses passions. Lui aussi existe indépendemment du Moi.



Le "Nous" est le lien qui unit le "Moi" au "Toi". Dans le "Nous", on retrouve toutes les activités partagées, tous les petits moments de bonheur à deux. C'est dans le "Nous" qu'on trouve les intérêts communs, les discussions, la sexualité (même si le "Moi" et le "Toi" en ressentent des sensations personnelles, ce qui rend ces actes possibles, c'est la présence du "Nous". Dans le cas contraire, alors, on se retrouve dans des relations sexuelles purement sexuelles, non affectives), etc. Bref, le "Nous" est ce qui détermine que deux êtres sont réellement en couple et non seulement deux personnes qui vivent ensemble d'un amour pouvant être dit "utilitaire".



Le "Nous" est primordial, à mon avis, dans un couple, car sans lui, l'attachement est impossible. Et personnellement, je crois que l'attachement est à la base de toute relation humaine personnelle (c'est-à-dire des relations amicales et amoureuses). Sans attachement, aucune distinction ne pourrait être faite entre la caissière au magasin et l'ami qui nous sert de confident, par exemple... De toute façon, si cet ami, justement, est notre confident, c'est qu'à quelque part, nous avons un attachement envers cette personne.



Le "Nous" est dépendant du "Moi" et du "Toi". Ce que je veux dire, c'est que si nous sommes face à une relation ou l'une des deux personnes tend à s'oublier pour l'autre, le "Nous" devient faux, puisqu'il découle d'un "Moi pour Toi" et d'un "Toi". Donc, le "Nous" devient constitué d'une inégalité entre le "Moi" et le "Toi", d'une supériorité du "Toi". (Note: la relation inverse est aussi possible, soit le "Moi" supérieur au "Toi". C'est souvent le cas de relations où la possessivté occupe le premier plan.)



Dans des cas comme celui-là, la relation sera souvent vouée à l'échec, car elle peut devenir malsaine. (Par exemple, parce que le "Moi" pourrait se sentir infériorisé et son estime de lui-même pourrait être affecté, le poussant à douter de sa valeur, donc de la possibilité que le "Toi" puisse vraiment l'aimer, etc. etc.)



Les relations basée uniquement sur le "Nous" aussi peuvent être problématiques. Ce type de relation crée une dépendance extrême qui, comme toute dépendance, peut mener à la dépréciation de soi. De plus, ce type de relation implique que le "Moi" et le "Toi" sont inexistant, ce qui signifie que toute action est posée en rapport avec l'autre, tout moment est passé avec l'autre, pour l'autre, etc.



J'utilise souvent l'expression "Trop, c'est comme pas assez". Eh bien, cela s'applique très bien, à mon avis, face aux relations axées sur le "Nous" (de même que celles qui excluent le "Nous"). Deux êtres vivant une relation de "Nous" unique, en viendront probablement un jour à se taper l'un, l'autre sur les nerfs, ce qui amènera des conflits. De plus, l'être humain, en perpétuelle quête de son bonheur, en finirait possiblement (ou presque certainement!) par vivre de grandes insatisfactions (parce que dans une relation de "Nous", tout est concessions, oubli de soi, blocage de nos envies si elles ne conviennent pas à l'autre, etc.), ces insatisfaction peuvent mener à la dépression, au désespoir, aux disputes fréquentes ou constantes. (Veuillez par contre noter que je crois que dans une relation saine, donc dans une relation où les trois composantes sont présentes, on fait quand même certaines concessions, mais pas à l'extrême comme dans une relation de "Nous".)



Tout ceci rapproche le "Nous" d'une éventuelle rupture, car souvent, dans les relations de type "Nous", la communication n'est pas efficace (référence: Cours de communication "Une communication efficace est une communication d'ouverture face à l'expression des idées et pensées de l'autre, tout en tenant compte de ce qui nous habite aussi. Une communication efficace implique au moins deux êtres agissant comme émetteur et récepteur à tour de rôle. Tout cela sans tomber dans éléments nuisant à la communication, tels le jugement hâtif, le clivage sur des parties de phrases, la fermeture à l'autre, etc."). Et, à mon avis, la communication est l'un des aspects les plus importants pou vivre une relation de couple saine.



En fait, encore une fois, je crois que tout est question de dosage. Il faut trouver un juste milieu entre le "Nous", le "Moi" et le "Toi". Qu'on tombe dans la dépendance totale qu'implique le "Nous", ou encore, l'indépendance du "Moi et Toi", la relation pourrait ne jamais être équilibrée (je dis bien pourrais, car rien n'est absolu!). L'important donc, c'est d'arriver à vivre une certaine dépendance légère (ou plutôt, un attachement spécial, unique, celui qui démontre à l'autre qu'on est bien avec lui, qu'on l'aime, qu'on s'ennuie lorsqu'il n'est pas là, que pour le moment présent, on ne ferait pas notre vie avec quelqu'un d'autre, etc.). Cette dépendance en fait, ne l'est pas totalement, car dans une relation équilibrée ("Moi/Toi/Nous"), le "Moi" et le "Toi" existent indépendemment l'un de l'autre. Donc, l'absence du "Toi" pendant un certain temps (pendant les journées de travail, par exemple), n'affecte en rien la valeur et l'activité (par là, j'entends, le fait de faire quelque chose et de ne pas juste passer sa journée à attendre le retour du "Toi", comme dans une relation de "Nous/Toi"). Je disais donc, malgré l'absence du "Toi", le "Moi" existe quand même, vaque à ses occupations, pense à lui et prends soin de lui, en essayant toujours un peu plus de se rapprocher de son bonheur...



Donc, la relation que je crois idéale est celle où chacune des composantes du couple est présente, tout cela dans le but de vivre en harmonie, car cela nous rapproche toujours un peu plus de notre bonheur.

L'Amour passionnel

Si on se fie aux chansons d'Amour et à presque tous les films romantiques, l'Amour passionnel serait l'idéal à atteindre.




Jusqu'à il y a quelques jours, j'en aurais mis ma main au feu. Je suis être de passions, je le répète, mais depuis cette situation qui m'a rendue très souffrante sur le coup, j'ai pris conscience que quoique l'Amour avec un grand "A" soit l'Amour le plus intense, il nous apporte souvent plus de mal que de bien (mais encore là, le bien et le mal sont subjectifs. Il s'agit de concepts issus de notre dualité. Mais ça, j'en parlerai ailleurs justement).



C'est donc un peu dire que lorsqu'on est être d'Amour Passionnel, on devient inévitablement être de dualité intérieure, de crises entre "Vouloir ne pas brimer la liberté de l'autre", mais "Jalouser ces contacts avec d'autres personnes du sexe opposé", "Vouloir vivre des moments sans lui", mais "En souffrir, car sans lui, on n'existe plus", "Vouloir l'Aimer de tout notre coeur lorsque tout va bien" et "Vouloir le détester lorsqu'il nous blesse ou nous quitte".



À mon avis, l'Amour Passionnel ne laisse donc jamais place à un juste milieu, un équilibre, qui nous permet de vivre notre Amour sainement. Oui, jusqu'à tout récemment, je me disais encore que la souffrance ressentie valait la peine d'être vécue, puisqu'elle avait auparavant été accompagnée de si grands moments de bonheur.



Mais en même temps, j'en viens à me questionner sur ceci: Pourquoi faudrait-il à tout prix que je doive souffrir pour vivre des moments de grands bonheur? Pourquoi ces moments de parfait Amour n'existeraient pas tout simplement, quand même?



Eh bien, en fait, c'est que je suis un peu aveugle, finalement, lorsque j'Aime d'Amour Passionnel. Je suis tellement dans la quête d'un idéal, que je ne me rends même pas compte qu'il est juste sous mes yeux.



Grâce aux réflexions que j'ai depuis quelques temps, j'en viens à me dire que finalement, lorsqu'on Aime d'Amour Passionnel, eh bien, on se berce d'illusions, de fausses-espérances, de faux-désirs, mais surtout, on tend à s'éloigner de ce qu'on recherche vraiment: l'Amour pur.



Je tiens par contre à dire que je crois malgré tout que l'Amour pur est constitué en partie d'Amour Passionnel, mais dosé. C'est-à-dire que même si on Aime de tout notre être, on arrive à vivre sans l'être Aimé (on ne vit pas de dépendance totale). On sait qu'on a notre identité propre et qu'on aurait tout autant de valeur sans la présence de l'être Aimé dans notre vie (on existait avant de le connaître, alors, pourquoi serait-ce le contraire maintenant?).



Je crois donc que l'Amour Passionnel, s'il n'est pas vécu dans un contexte d'une partie de l'Amour Pur, peut être très destructeur (il a d'ailleurs conduit à ce qu'on appelle les crimes passionnels, qui font la manchette des journaux au moins une fois par semaine...).



Toutefois, pour vivre un Amour Pur, cet Amour Passionnel est primordial. Pour moi, l'Amour pur est un ensemble de divers types d'amour: inconditionnel, intellectuel, social, passionnel, sexuel, rationnel, etc.



De plus, cet Amour Pur, de par sa complétude en terme de types, nous permet, à mes yeux, de toujours (ou presque) maintenir un certain équilibre dans nos relations avec les autres.



Je tiens à ajouter que pour moi, l'Amour Pur est quantifiable, même si à la base, j'aime chaque être humain. Mais pour moi, il y a une large différence entre aimer (apprécier et/ou adorer) et Aimer (l'Amour Pur et non celui de Passion).



Je ne peux, dans toute mon humanité, aimer autant la caissière à la Pharmacie que ma mère, par exemple! (en fait, je crois que c'est plutôt une évidence, non???)

L'exclusivité

Bon, me voilà donc qui se lance dans ce sujet, je dirais, assez délicat (quoique je pense que tout ce qui touche l'humain l'est en quelque sorte...). Ce qui me fait dire que c'est délicat peut-être encore plus, c'est que les visions à propos de l'exclusivité sont tellement diversifiées, qu'en admettant croire en l'exclusivité, plusieurs pourront en conclure que je suis une jalouse/possessive.




Avant d'expliquer ce qu'est pour moi l'exclusivité, je dois donc donner ma vision de la jalousie et de la possessivité.



J'admets que dans mes relations passées, j'ai toujours fait montre de ces deux caractéristiques (mais surtout de jalousie). Il faut dire que je suis célibataire depuis un peu plus d'un an et demi et que durant ce temps, j'ai fait plusieurs prises de conscience concernant ma façon d'être en relation lorsque je suis en couple. Ma dernière relation a duré trois ans et demi, ce qui pour moi, était une durée inégalée (ma relation la plus longue avant ça avait été de 1 an, si je ne calcule pas deux mois de rupture entretemps).



Durant mon année et demie de célibat, j'ai réalisé que jusqu'ici, la jalousie et la possessivité ne m'avaient rien amené de bon. Je vous explique donc pourquoi, je crois que ces deux façon d'aimer peuvent être nuisibles.



Parlons tout d'abord de la jalousie. D'un certain sens, la jalousie peut être saine, car elle montre à l'être Aimé qu'on tient à lui, qu'on n'aimerait pas le voir avec quelqu'un d'autre. Si la jalousie ne demeure qu'à un stade assez bas, je crois que la relation n'en ressentira pas trop les échos. Par contre, si la jalousie nous pousse à invectiver notre Amoureux à toutes les fois qu'il regarde ailleurs (et souvent, on s'imagine en fait, qu'il regarde ailleurs...), eh bien, l'être qu'on Aime peut éventuellement en ressentir un grand malaise et se dire qu'on brime sa liberté en surveillant chacun de ses gestes... Je crois que lorsque quelqu'un nous Aime, il peut être très blessant de se faire constamment accuser (souvent à tort!) de manquer à cet Amour qu'il nous porte. C'est comme si on lui disait indirectement "Regarde, je n'ai pas confiance en toi, aux sentiments que tu dis me porter! Tu ne m'Aimes probablement pas assez, c'est pour ça que tu regardes ailleurs..." Et dans le fond, qui nous prouve réellement que l'être Aimé est véritablement attiré vers quelqu'un d'autre? Encore une fois, c'est notre perception des évènements qui nous fait croire en des choses qui sont peut-être fausses. Je pense qu'à la place d'adopter des comportements typiques de la personne jalouse (railleries, insultes, crises, manipulation, etc.), on devrait plutôt se recentrer sur nous-mêmes et puiser en nous les réponses que nous cherchons... (et de toute façon, si la personne qu'on Aime veut réellement aller ailleurs, serait-il sain de le retenir? Je n'entends pas par là d'accepter l'infidélité, car pour moi, cela serait fatal! Mais plutôt que lorsqu'on Aime quelqu'un, notre but ultime devrait être non seulement d'atteindre notre bonheur, mais de le laisser atteindre le sien. Si l'être Aimé n'est pas heureux avec nous, pourquoi le retenir de force et ainsi l'éloigner de son bonheur? C'est donc pour ça que personnellement, dans un cas comme celui mentionné, je mettrais fin à la relation, en lui souhaitant d'être heureux, voilà tout!)



Que veut dire en fait la jalousie que l'on éprouve? La jalousie est en fait une grande marque d'insécurité, à mon avis, car si on a pleinement confiance en l'Amour que nous porte notre partenaire, nous ne ressentirions pas cette jalousie. Oui, nous pourrions avoir peur de le perdre (car les êtres humains étant en constante évolution, il se peut que l'un ou l'autre devienne différent avec le temps et qu'il réalise qu'afin de se rapprocher davantage de son bonheur, il devra mettre fin à la relation), mais cette peur est juste normale et nous n'avons pas besoin de l'exprimer par la jalousie.



Personnellement, je vais tenter dans ma relation future (ou dans celle présente, si je ne rêve pas quand je crois qu'il y en a une, sans que le statut de célibataire soit changé... Remarque, même si de mon côté, je sais que je suis célibataire, je me réserve enitèrement pour cet homme... En fait, tant et aussi longtemps qu'il ne m'aura pas clairement dit qu'il ne veut pas de moi dans sa vie...), je disais donc, dans ma relation future, je vais tenter de remplacer chaque crise de jalousie que j'aurais fait auparavant, soit par une conversation avec l'homme que j'Aime (une "bonne" communication est toujours, à mon avis, le meilleur moyen d'arriver à comprendre les choses et à régler les petites choses qui accrochent, autant dans un couple, que dans toutes les interactions sociales, finalement!). Donc, soit j'aurais une bonne conversation avec l'homme que j'Aime, soit je passerais ma jalousie en humour (le rire allège toujours le contenu des messages qu'on tente de lancer et de plus, il nous permet de nous soulager en nous éloignant de l'une des pires ennemies: la colère!). Sinon, eh bien, probablement que je garderais ma jalousie à l'intérieur et que j'essaierais plutôt de me dire "Écoute, à quoi cela te sert-il d'être jalouse? Plus tu es jalouse, plus tu lui en veux (pour rien, la plupart du temps), plus cela empoisonne la relation... et finalement, plus ça va produire l'effet inverse de celui souhaité, donc, probablement causer la rupture..." De toute façon, on ne devrait pas avoir à quémender la sécurité en Amour... Mais ça, j'en reparle lorsque je parlerai (enfin!) de l'exclusivité...



Pour parler de la possessivité... Ah, comme c'est quelque chose que j'ai connu! S'appartenir l'un, l'autre, se cloîtrer dans un logement, ne pas en sortir et quand on le fait, marcher la tête baissée pour être certaine que notre Amour ne pensera qu'on regarde ailleurs. Se sentir comme si tout ce qu'on était, c'est un bibelot de plus dans la collection de celui qu'on Aime...



La possessivité en fait, à mes yeux, découlent d'une très grande jalousie ainsi que du fait que dans notre société contemporaine, tout est axé sur l'acquisition de biens, la possession de matériel. L'être humain devient alors un "quelque chose" à obtenir, plutôt qu'un "quelqu'un" à Aimer.



La possessivité, à mon avis, n'est jamais saine. Et inévitablement, elle crée toujours un type de relation possesseur/possédé, ce qui fait en sorte que l'égalité dans le couple disparaît. Il y en a toujours un des deux (même si les deux sont possessifs) qui aura le dernier mot en tout, qui sera celui qui ne s'excusera pas lors de conflit... Et l'autre, eh bien, il sera celui qui fait toujours les premiers pas... mais qui se sentira de plus en plus exaspéré... Un couple vivant de possessivité a, à mon sens, peu de chances de vivre. En fait, dans ce type de relation, le couple est toujours en mode "Survie" et cela entraîne souvent une relation qui tournera en rond...



Alors voilà, j'ai expliqué en bref ce que représente la jalousie et la possessivité pour moi.



Parlons maintenant de l'exclusivité (finalement!).



Pour moi, l'exclusivité signifie seulement que les sentiments qu'un être porte à un autre ne pourait être les mêmes pour quelqu'un d'autre, en même temps. Cela veut dire que si j'Aime un homme, je n'aurai pas envie d'être avec un autre homme (à part si la relation avec cet autre homme est purement amicale, sans qu'il y ait de rapprochements physiques. Et honnêtement, si l'homme que j'Aime est attristé par le fait que j'aie des amis mâles, alors, je vais l'inviter à se joindre à moi quand je les vois, sinon, eh bien, je communiquerai avec mes amis par courriel, voilà tout!) Pour moi, l'exclusivité n'est pas forcée! Lorsque j'Aime quelqu'un, je l'Aime totalement (quoiqu'avant d'avoir rencontré l'homme qui est dans ma vie présentement, je pense que je donnais un autre sens à ses mots... En fait, ce que je donnais, c'était une image de moi. Tandis qu'avec lui, j'essaie de vraiment me donner toute entière. Il est la première personne que j'aie laissé entrer dans mon jardin secret... Et présentement, je me demande si j'ai pris la bonne décision, car encore une fois, les sentiments que j'avais cru percevoir semblent être différents de son côté aujourd'hui... Il va falloir qu'il soit plus clair, car moi, je suis perdue! Mais bon, j'aurais dû parler de tout ça dans les états d'âme, non?). Je n'ai pas besoin de regarder ailleurs. Si je ne me sens pas comblée, j'ai seulement à en parler voilà tout! (Mais par contre, lorsqu'on ne se sent pas écoutée, on peut finir par se replier sur soi-même, par être mal dans cette relation... et finalement terminer par rompre.)



L'exclusivité, c'est le fait de partager notre coeur avec l'autre d'une façon qu'on ne pourrait le faire avec quiconque. Par exemple, si je parle de ma fille, je peux dire qu'elle a totale exclusivité sur mon coeur de mère (c'est l'une des raisons pour lesquelles je ne songe pas avoir un autre enfant. Comment partager mon coeur maternel en deux?) Eh bien, pour mon coeur Amoureux, il en va de même. Je crois que cela a toujours été ainsi, juste que c'était entremêlé de jalousie et de possessivité, voilà tout.



Le seul hic présentement pour moi, dans ma situation présente, c'est que malgré le fait que je crois fortement que l'exclusivité est présente du côte de celui que j'Aime aussi, je ne peux en être certaine, probablement parce qu'il n'est pas capable de me le dire tout simplement. Mais je ne peux lui en vouloir... J'espère par contre que s'il partage les mêmes sentiments envers quelqu'un d'autre, s'il vit les mêmes rapprochements à tous les niveaux, alors, j'espère qu'il me le dira...



Personnellement, je peux Aimer seulement un homme à la fois. Et j'aimerais que cela soit la même chose pour celui que j'Aime...



Alors voilà, c'était un peu bref la partie traitant de l'exclusivité, mais c'est parce qu'en fait, pour moi, cela n'est pas compliqué...



C'est le partage d'émotions similaires qu'on ne vivrait pas avec quelqu'un d'autre. C'est ce qui distingue la relation amicale de la relation Amoureuse (ou de couple)...

Laisser aller

Vous savez, toute chose qu'on dit, pense, écrit est reliée à notre vécu, qu'il soit passé ou actuel... Eh bien, c'est pourquoi j'ouvre ce sujet en parlant de quelque chose qui a un lien direct avec ce que je vis présentement.




J'ai passé une semaine (pour ne pas dire deux) assez difficile: je ne mangeais plus ou presque, je ne dormais plus (j'ai encore de la misère à ce niveau-là), je n'arrivais plus à être aussi présente pour ma fille (j'étais là, mais pas aussi en forme que d'habitude), j'étais devenue incapable de me concentrer des mes livres scolaires...



Pourquoi? Parce que je vis le pire chagrin d'Amour de ma vie.



Alors, j'en viens à me demander: "Oui, mais pourquoi est-il le pire?"



La réponse est simple: parce que je m'enfonce dans la déprime (pour ne pas dire dépression), parce que je fais le choix, sans trop le vouloir, de m'ancrer dans la tristesse, la douleur, la souffrance. Parce que je reste accrochée alors que ma logique me dit que c'est un cul-de-sac, cette relation.



Toutes ces prises de conscience (le fait de m'apercevoir du "pourquoi cette situation me semble pire que toutes mes autres peines d'amour"), eh bien, ces prises de conscience m'ont amenés à partir ce sujet et à parler de la solution que je crois avoir trouvée afin d'aller mieux à long terme. (C'est sûr que je vivrai encore des moments plus tristes, mais je crois que cela va m'aider à aller de l'avant...)



Bon, c'est une grande introduction, certes, mais elle permet, à mon avis, de situer le contexte de ce que je m'apprête à écrire...



Je crois que l'une des plus grandes preuves d'Amour que l'on puisse offrir à quelqu'un, c'est de le laisser partir. On croit à tort qu'on doit s'accrocher à lui pour lui faire savoir qu'on l'Aime, mais en faisant cela, on le brime dans sa liberté, dans le choix de décider qu'il veut ou ne veut pas de nous dans sa vie.



De s'accrocher à l'autre, c'est d'être en train de le forcer d'éprouver pour nous les sentiments qu'on éprouve pour lui... Est-ce cela l'image qu'on a de l'Amour idéal: une personne Amoureuse et l'autre qui ne l'est pas vraiment, car elle l'est de force???



C'est sûr que j'aurais souhaité que cet homme puisse ressentir la même chose pour moi que ce que je ressens pour lui. Mais on ne peut forcer un coeur à Aimer. Tout comme un coeur ne peut cesser d'Aimer en claquant des doigts (mais ça, c'est complètement un autre sujet...).



Alors voilà, j'ai pris la décision d'arrêter de me battre, d'arrêter de m'accrocher à cet homme, qui manifestement, ne croit pas pouvoir atteindre son bonheur à mes côtés.



Et vous savez quoi? Je crois que c'est la meilleure chose que je puisse faire autant pour lui que pour moi.



Ce n'est jamais facile de laisser partir quelqu'un qu'on Aime, quelqu'un avec qui on désirait bâtir quelque chose. Pas que cela soit plus facile si on a été en couple et que survient une rupture (c'est pire d'un certain sens, je crois). Mais laisser partir quelqu'un qui nous plaisait vraiment, avant même qu'une relation de couple n'ait été établie, c'est tout de même assez ardu.



C'est de laisser partir notre idéalisation, notre rêve, notre impression de bonheur futur...



C'est de lasser partir les merveilleuses choses que l'on partageait. C'est de laisser partir le fait d'entendre sa voix qui nous apaisait, de sentir ses mains si douces qui nous touchaient. C'est de laisser partir nos conversations qui nous rendait vivant.



Mais c'est là le problème quand on s'accroche à quelqu'un: on en vient à croire que seule la personne Aimée peut nous apporter tout ça! Oui, on peut avoir vécu avec cette personne des moments inoubliables, des instants où on se sentait plus à l'aise qu'on ne l'aurait cru possible, mais cela empêche-t-il que dans un mois, un an, dix ans, etc. on vivra peut-être une relation qui nous fera autant sentir bien? Je ne pense pas... C'est sûr que la relation ne sera pas pareille (et vous en conviendrez que c'est une bonne chose, surtout lorsqu'on Aime à sens unique...). Je disais donc, c'est sûr que la relation ne sera jamais identitique, car chaque relation que nous construisons est unique, parce que nous la bâtissons avec des êtres humains qui sont uniques... (ça fait beaucoup de "unique", mais je crois que vous comprendrez ce que je veux dire).



Mais même si cette relation n'est pas identique à celle qu'on croit qui nous aurait convenu, cela enlève-t-il le fait que cette nouvelle relation pourrait être aussi merveilleuse, à sa façon?



(Bon, petite parenthèse: je sais que je peux être bien seule avec moi-même, mais puisque que pour moi, ma vie idéale, mon bonheur "parfait", serait d'avoir réussi dans tous les domaines importants de ma vie, soit la famille, le côté professionnel et l'Amour, eh bien, mon mode de pensée inclut toujours un Amour Pur... Je ne suis pas une dépendante affective à l'extrême, j'arrive à vivre même si je ne suis pas en couple, mais j'ai envie de vivre une relation Amoureuse saine. J'ai envie de moments partagés à deux, ou à trois, puisque ma fille est là. J'ai envie d'écouter un film collée à l'homme que j'Aime, d'écouter de la musique auprès de lui, sans mot dire, de tenir des conversations intelligentes, d'être en sa présence et d'être juste bien. Pas que j'aie besoin d'un homme pour exister, c'est juste que j'aime Aimer et être Aimée, voilà tout... Cela met fin à la "petite" parenthèse.)



Je crois donc qu'en décidant de "laisser aller" (laisser partir) l'être qu'on Aime, on prend la meilleure décision pour lui (il ne subira plus notre dépendance, notre attachement, etc.) ainsi que pour nous-mêmes (plus vite on se sort d'une situation qui nous fait souffrir, plus vite on peut travailler cette souffrance et s'en sortir!).



Je laisse donc aller l'être que j'ai le plus Aimé de ma vie, malgré le fait que nous nous connaissions depuis peu. Je laisse aller mon rêve, celui que j'avais désiré depuis aussi longtemps que je me souvienne. Je laisse aller celui qui me complètait à tous les niveaux. Celui qui me permettait d'être juste moi et qui me faisait sentir que ce "Moi" justement, était digne de lui.



Je laisse donc aller cet être merveilleux (malgré ses difficultés... Après tout, nous sommes tous humains et avons tous certaines lacunes à un endroit ou à un autre...), et lui souhaite de tout coeur de vivre une vie remplie de petites joies.



Je le laisse en lui souhaitant un jour d'Aimer quelqu'un comme je l'Aime et que cette personne lui offre ce même Amour en retour...



Laisser aller, n'est-ce pas aussi partie d'Aimer???

L'Amour refusé

Lorsqu'on Aime quelqu'un, le refus de notre Amour peut nous paraître comme une réaction totalement irréfléchie, insensée. Alors, s'enclenche un processus durant lequel on tente par divers moyens d'amener l'autre à nous Aimer comme on l'Aime.




On peut, par exemple, se lancer à fond dans les justifications interminables, les explications de nos émotions si fortes, l'expression de notre désir sincère d'être avec l'autre. On peut aussi tomber dans la colère (même la haine!) et blesser l'autre, lui infliger nombreuses insultes, qui inévitablement on regrettera par la suite. On peut aussi jouer à l'indifférent, faire comme si tout cela ne nous atteignait pas vraiment.



Dans le premier cas, celui de l'expression excessive de nous-mêmes, on peut tomber dans le piège de la culture de notre propre souffrance. C'est-à-dire que plus on parle, plus on trouve des choses à dire (des raisons pour lesquelles on Aime l'autre et pour lesquelles ils nous est "indispensable"...), et plus on trouve des choses à dire, plus on en augmente notre sentiment de vide, de manque de l'autre dans notre vie. Alors, on tombe dans un cercle vicieux qui, la plupart du temps, va nous conduire vers le désespoir, qui lui peut nous mener à la dépression (dont l'idéalisation suicidaire fait partie), aux abus de toutes sortes (drogues, alcool, dépenses, etc.). Cette façon de réagir visant simplement à "gagner" le coeur de l'être Aimé peut donc être à l'origine de notre plus grand malheur, car elle nous ancre davantage dans un "pattern" de dépendance à l'autre. L'un des autres côtés négatifs de ce type de réaction réside dans le fait que nos paroles peuvent mener l'autre soit à se sentir manipulé, soit à se sentir coupable (voire stupide, de refuser un si Grand Amour). Deux choses, vous en conviendrez, que nous ne souhaitons pas faire vivre à l'être que nous Aimons.



Dans le second cas, celui où on devient l'attaquant de l'autre, eh bien, je crois que ce type de réaction peut nous causer plus de torts que de bien. Il peut être soulageant d'insulter et d'haïr la personne qui refuse notre Amour, mais en même temps, qui sommes-nous pour "obliger" quelqu'un à nous Aimer? Et serions-nous plus heureux au final si cette personne nous "Aimait de force"? Peut-être sur le coup, mais le "non amour" de l'autre à notre égard finirait par faire surface, amenant nombre de conflits, qui à long terme, conduiront probablement à la rupture ou à la relation purement utilitaire. Pour en revenir au soulagement pouvant être présent, il ne sera que temporaire, car après, on aura mal d'avoir fait mal à l'être qu'on Aime... ce qui risque de nous amener à la réaction de supplication, de l'expression excessive dont j'ai parlé plus haut. Donc, ce type de réaction d'attaques nous conduit aussi dans un cercle vicieux de haine et d'Amour...



Bref, les deux types de réactions nommées précédemment nous conduisent, à mon avis, presque toujours dans un cercle vicieux duquel on n'arrive pas à se sortir, car on alimente notre douleur, en s'accrochant à une illusion (par exemple, on peut penser que si on Aime l'autre de cette manière, cela serait tout simplement "normal" qu'il nous Aime aussi ainsi.)



Dans le troisième type de réaction, soit la "fausse" 'indifférence, il y a certrains avantages non négligeables, comme le fait de moins se laisser atteindre par toute notre souffrance, ce qui peut tenir à l'écart l'humeur dépressive ou maussade. Toutefois, veuillez noter que j'ai qualifié cette indifférence de fausse, car en fait, quand on adopte ce type de réaction, on se coupe tout simplement de nos émotions... Comme je l'ai mentionné dans un autre topic, je crois que pour faire cesser notre souffrance, on doit la vivre. En nous coupant de nos émotions, on retarde seulement le moment où on aura à les affronter. Il est propable qu'on arrive (à force de nous le faire croire) à nous détacher de l'autre et par le fait même, lui devenir totalement indifférent, mais nos émotions refoulées, cachées, invécues, reviendront sûrement nous habiter lors de relations futures, car nous n'aurons pas appris à les gérer. C'est donc dire que la fausse indifférence est un moyen de fuir et comme toute fugue, elle peut, elle aussi, conduire à un cercle vicieux, dans lequel on se perd, car on se cache toujours de ce qu'on vit. Je crois, contrairement à ce qu'on pourrait croire, qu'il s'agit du type de réaction le plus répandu. Cela pourrait être, à mon sens, ce qui ferait en sorte que les couples ne durent généralement pas très longtemps (à la place de communiquer pour régler les choses et solidifier le couple, l'indifférence amène la rupture) et que les gens demeurent peu longuement dans une situation de célibat. Pour s'en sortir, je crois qu'il faut réaliser que ce que nous fuyons, c'est nous-mêmes, nos réactions propres et que puisque nous sommes nous, que nous serons toujours avec nous-mêmes, peu importe où nous irons, nos émotions seront toujours là, avec nous, en nous... (On ne peut donc pas les fuir éternellement si on veut atteindre notre but ultime: le bonheur ou plutôt, le sentiment de paix, de bien-être.)



Je crois que pour arriver à vivre cette douleur (qu'est le refus de notre Amour), de la façon la plus "saine" possible, il faudrait réfléchir à savoir pourquoi justement on tombe dans ces réactions. C'est la compréhension de nos émotions qui nous permet de les gérer. Pour comprendre nos émotions, eh bien, il faut être en mesure d'une grande introspection.



L'Amour naît toujours d'un désir de l'autre, peu importe sa nature, et tout désir provient de l'envie de combler un besoin (besoin affectif, besoin sexuel, besoin de sécurité, besoin de ne pas être seul, etc.). Ce qu'il faut donc en comprendre, c'est que lorsqu'on se retrouve face à un refus amoureux, c'est ce besoin-là, en fait, qui n'est pas comblé et qui nous pousse à réagir.



Donc, il ne serait pas totalement faux de dire que l'Amour, au final, est quand même assez égoïste (quoique je ne dise pas qu'il est mal qu'il en soi ainsi...). En fait, je pense que presque tout dans la vie dénote un certain égoïsme dans le sens que tout ce que nous faisons est dans la but d'atteindre notre bonheur personnel... même lorsque celui est atteignable par le bonheur des autres! Nous n'avons pas de miroir sur l'âme de ceux qui nous entourent, donc, même en voulant le rendre heureux, nous ne pourrons jamais avoir la certitude que ce que nous lui offrons sera vraiment ce qui lui convient le plus, car probablement que même cette personne, qui vit avec elle-même, ne peut connaître parfaitement ce qui lui ferait atteindre son bonheur, car si c'était le cas, elle le vivrait déjà...



Compliqué un peu tout ça, non? En fait, c'est que je crois que puisque le bonheur est notre but ultime en tant qu'être humain, il serait normal que cela soit le travail d'une vie pour y parvenir, car chaque jour qui passe nous en apprend toujours un peu plus sur nous-mêmes et sur nos réels désirs, besoins, ect. (mais bon, je crois quand même que nous puissions éprouver de grandes joies, de longs moments de bien-être, car sinon, cela serait de dire que le bonheur est inaccessible. Et si c'était le cas, serions-nous assez stupides pour en faire notre but ultime??? Je ne crois pas! Mais comme je le dis assez souvent: je ne possède pas la sagesse et la connaissance absolues.)



Mais revenons à l'Amour...



Je disais donc que l'Amour est égoïste pour plusieurs raisons. Par exemple, n'est-ce pas égoïste d'adopter les réactions mentionnées plus haut, alors que l'autre nous a clairement fait comprendre qu'il ne voulait pas de nous dans sa vie? On se bat en se disant qu'on Aime l'autre et qu'on veut son bonheur, mais en même temps, on est en train de le brimer de faire des pas vers l'atteinte de celui-ci, car on l'oblige à vivre nos réactions (souvent demesurées, il faut bien l'admettre).



Je crois que lorsqu'on Aime réellement quelqu'un, on doit l'accepter inconditionnellement. Mais l'acceptation inconditionnelle ne signifie pas non plus qu'on doit vivre une relation qui nous blesse. Par exemple, ce n'est parce que je fais le choix de mettre à l'écart l'Homme que j'aime que pour autant, je ne l'accepte pas tel qu'il est, avec ses croyances, ses envies, ses désirs (même s'il tend à dire qu'il n'en a pas...). Si je le mets à l'écart, c'est probablement parce que pour moi, pour atteindre mon bonheur, je dois affronter ma souffrance et non la vivre à petits coups, à tous les jours, à fréquenter l'être que j'Aime, sans que celui-ci soit en mesure d'accepter cet Amour et de m'offrir le sien en retour.



Et là, il ne faut pas comprendre que j'Aime DANS L'ATTENTE d'être Aimée. NON! NON! NON!!! C'est seulement que pour moi, une relation saine en est une où, premièrement, les deux êtres concernés ont le même but face à la relation (ce qui détermine la nature de la relation, par exemple, amicale, amoureuse, etc.). Si les deux ont des buts différents, alors, c'est souvent là que prend naissance l'insatisfaction, la déception... menant, encore une fois, aux réactions mentionnées plus haut...



Ensuite, pour qu'une relation soit "viable", il faut, à mon avis, que l'exclusivité soit chose naturelle (et là, je parle de relation amoureuse, bien entendu, car je ne crois pas à l'exclusivité amicale. Je pense qu'en amitié, on peut vivre divers types de relations, qui se valent toutes les unes, les autres, car nous apportant toutes quelque chose de différent).



Je ne veux pas entrer trop en profondeur dans le sujet de l'exclusivité, car j'y reviendrai probablement dans un autre sujet. Tout ce que je peux dire, pour l'instant, c'est que je spéficie qu'elle doit être naturelle, cette exclusivité, car c'est ainsi que les deux êtres respectent reéllement ce qu'ils sont à l'intérieur. (Dans le cas d'une exclusivité imposée, par exemple, les désirs d'aller ailleurs deviendraient des besoins non comblés et par conséquent, les auteurs d'émotions qui ne seraient saines, ni pour le couple, ni pour chaque individu qui en fait partie. Note: Je tenterai d'écrire un sujet portant justement sur ma vision de ce qu'est le couple et ses trois composantes: le Moi, le Toi et le Nous.)



J'en reviens donc au début de ce topic et me demande: Que serait donc la meilleure attitude à adopter?



Honnêtement, je ne peux répondre à cela, pas plus que quiconque, je pense, car puisque chaque être humain est unique, les possibilités de réponses seraient infinies ou presque.



Toutefois, pour parler de ce que je vis présentement, je dirais que j'ai choisi un genre de fausse indifférence, après avoir passé par l'expression excessive de mes émotions.



Par contre, j'aurais de la difficulté à dire que je suis totalement dans la fausse indifférence, car l'être que j'Aime connaît les sentiments que je lui porte et sait très bien que je l'accueillerais à bras grands ouverts (et à coeur léger!) s'il revenait vers moi en éprouvant les mêmes sentiments que moi pour lui.



Toutefois, j'ai choisi de mettre une distance, chose qui n'est pas toujours facile à respecter, car oui, les échanges que nous avions me manquent beaucoup... et oui, puisque je l'Aime, j'aimerais pouvoir l'avoir près de moi.



Je crois que la plupart du temps, la distance, le temps et le recul sont les trois choses qui peuvent permettre de "trouver une solution" à notre "mal être" Amoureux. Le temps permet avant toute chose de faire baisser la pression, la tension qui vient inévitablement avec notre sentiment de douleur. Le recul peut permettre de voir la situation sous un angle différent, parfois plus objective (sans pour autant tomber dans la rationnalisation de l'Amour). Et la distance, eh bien, pour sa part, elle va amener des constatations chez les deux êtres concernés. Chez la personne qui Aime, elle va permettre de prendre conscience du fait qu'elle existe sans l'autre. Tandis que chez l'être Aimé, elle peut, soit le soulager, lui faire prendre conscience que la personne qui l'Aime était devenu un poids lourd sur ses épaules, soit elle va lui faire prendre conscience que la personne qui l'Aime lui manque... Ceci pourrait le conduire à découvrir que finalement, lui aussi éprouve des sentiments pour la personne qui l'Aime.



Mais bon, renvenons à mon histoire personnelle... La distance que je mets entre l'être que j'Aime et moi me permet de me protéger de moi-même, de mon attachement pour lui. Oui, je vis encore un peu d'espoir, mais avec le temps, il diminuera pour finir par disparaître.



Peut-être n'est-ce pas sain, selon certain de vivre dans l'espoir, car cela nous accroche à une illusion. Eh bien, vous avez entièrement raison à mon avis!



Mais puisque je suis femme de coeur avant toute autre chose, cet espoir m'est pour l'instant bénéfique d'un certain sens.



C'est cet espoir qui me pousse un peu à écrire, car peut-être me lit-il et peut-être cela l'amènera-t-il à voir celle que je suis réellement.



Mais sachez que je n'écris pas dans ce seul but, car malgré mes espoirs, je suis aussi femme de tête et celle-ci me dit que l'important, c'est que l'écriture me libère... (Mission accomplie!!!)



Alors voilà, je ne sais toujours pas ce qu'est la meilleure réaction à adopter lorsqu'on vit le refus face à l'Amour qu'on offre, mais en même temps, je me dis que c'est tout à fait normal, car comme je l'ai mentionné ailleurs sur le forum: pour moi, l'Amour dépasse l'entendement.



Comment comprendre quelque chose d'incompréhensible?

L'amour, une entrée en matière...

Nous vivons dans un monde où l'amour, en paralèle avec le sexe et l'argent, semble constituer l'une des préoccupations majeures de l'Humain.




Mais qu'est-ce que l'amour, en fait? Qui pourrait définir de façon sûre et objective (c'est-à-dire extérieure à toute forme d'interprétation et de perception propre à chaque être humain) ce que c'est? Qui pourrait dire détenir la connaissance absolue, face à un domaine qui est en constante mutation?



On a qu'à penser à l'amour tel qu'il était au début des temps Humains. Quoique je ne crois pas aux écrits de la Bible, il y est décrit que déjà, lorsqu'il n'y avait que deux êtres sur terre, l'amour existait. Adam et Ève, malgré toutes les émotions qu'ils auraient pu vivre on choisi de s'aimer. Et dans un certain sens, si on se fie à la Bible, elle explique en fait deux types d'amour qui s'opposent encore aujourd'hui: l'amour dit universel (représenté par l'amour de Dieu envers tous les hommes, de façon égale) ainsi que l'Amour passionnel (celui qui a poussé Ève vers la tentation de croquer la pomme... Ce qui mena aux ténèbres dans le jardin d'Eden.)



À travers les siècles, divers philosophes orientèrent leur sujet d'étude sur l'Homme, sur son existence, sur ses mécanismes organiques ainsi qu'au fil du temps, sur ceux psychologiques.



On peut à travers ces siècles de philosophie (qui furent à l'origine de la psychologie contemporaine) retrouver aussi un certain rapprochement à faire avec l'émotion qui gère toute vie humaine: l'amour.



La période romantique (XVIIIe siècle) apporta une idéologie selon laquelle l'homme était autre qu'une machine (une croyance qu'avait un tant soit peu établi la période des Lumières, ainsi que les siècles précédents).



Cette période de romantisme amena les hommes à se percevoir comme ayant une conscience collective, ainsi qu'une conscience d'eux-même, de leur valeur propre, de leur existence en tant qu'individu qui vit diverses émotions, souvent ne correspondant pas à la vie pieuse dictée par le dogmatisme de l'époque.



C'est dans cette période transitoire que fut le romantisme que l'amour pris une signification totalement différente: l'amour qu'avait éprouvé Adam et Ève était humaine, naturelle et chaque être humain y avait droit.



Dès lors, l'amour auparavant rationnalisé par la physique, la biologie ou encore, la métaphysique d'Aristote, pris un tournant plus irrationnel.



L'homme n'était pas qu'une machine qui obéissait aux réglès établies par les sciences, mais bien un être de sensations, d'émotions, qui n'étaient pas toujours explicables.



Le romantisme n'excluait pas la possibilité de causes biologiques, physiologiques à l'amour. Par contre, cette philosophie sous-entendait qu'hormis les facteurs mentionnés, demeurait toujours un petit quelque chose qui dépassait l'entendement de la raison.



Je ne veux pas faire l'Histoire complète de l'amour, car je ne crois pas que cela soit le but.



Je tente seulement de vous faire voir que même dans nos origines les plus lointaines, l'amour a toujours été un sujet d'incompréhension, d'ignorance et de constantes oppositions entre les divers modes de pensées.



Personnellement, avant j'aurais pu dire ce que je croyais être l'amour, mais un ami qui m'est très cher, m'a par ses mots confrontée à ma vision de l'amour qui se voulait un peu égoïste, quoique non dépourvue de sens. (J'en reparlerai d'ailleurs losrque j'aborderai le thème de l'Amour passionnel.)



Je crois dorénavant que l'amour n'a pas de limite en terme de manière. Chaque amour se vaut. L'amour que je porte à ma fille est inconditionnel, certes, mais qu'est-ce qui me dit réellement que l'amour que je lui porte est plus important que celui que j'offrirai à un homme voulant partager ma vie?



Je ne peux par contre pas adopter l'illusionnisme de l'amour universel, car pour moi, il est impossbile que je vive seulement d'amour de compassion, c'est-à-dire d'un amour quasi-inquantifiable, la compassion étant un sentiment que les amoureux universels offrent à tous de façon égale.



Je crois en fait qu'il peut être sain de quantifier l'amour. Cela nous permet de ne pas épuiser notre coeur à trop aimer tout le monde. Cela nous permet aussi de se donner plus à un être qu'à un autre. Cela nous permet d'être maître dans notre décision de donner notre amour ou de le refuser.



Toutefois, je crois aussi que tomber dans les extrêmes, soit l'amour sans attachement, l'amour désintéressé ou au contraire, l'Amour passionnel peut être très malsain dans la poursuite ultime de toute existence humaine: le bonheur.



J'en reviens donc à ma question de départ: mais qu'est-ce que l'amour au final?



Un concept illusoire? (au même titre que l'expression "vivre en couple") Un mythe nous permettant de nous bercer d'illusions et nous faire croire que notre existence a plus d'importance que celle de notre voisin, de la personne que l'on croise à l'épicerie, etc.?



L'amour, le véritable, le pur, selon certains, c'est celui où l'on ne veut que le bonheur de l'autre, sans attentes, sans désir...



Perso, je crois en ceci qu'à moitié. Oui, je souhaite le bonheur des personnes que j'aime... mais pas au prix de m'oublier totalement moi-même.



Le désir ainsi que l'espoir sont, à mon avis, deux éléments qui nous poussent à vouloir progresser, à vouloir modifier notre façon d'être, de penser, afin d'arriver à plaire à la personne convoitée, mais aussi afin d'en retirer un plaisir personnel: celui d'avoir évolué dans l'atteinte de notre sagesse, de notre connaissance. (Et là, je parle de sagesse et connaissance dans un sens subjectif, seulement.)



Et la partie égoïste de notre être quant à elle nous permet, à mon sens, de ne pas nous oublier à travers tous ces sentiments, toutes ces parties de nous que nous offrons à l'autre... (par exemple, je conçois qu'il est tout à fait normal de se dire "Oui, je veux le bonheur de l'autre, mais pas à n'importe quel prix. J'existe au même titre que lui. Je suis son égale. Alors, s'il mérite compassion, amour pur, pourquoi ne le mériterais-je pas, moi aussi?" J'ajouterais probablement aussi "Pourquoi lui offrirais-je l'amour dont il a besoin, alors qu'il me refuse celle à laquelle je rêve?" Pour qu'il soit heureux, certes... Mais nous-mêmes que devenons-nous? À cause de l'insatisfaction, nous tombons dans la tristesse, parfois même la souffrance, due à un Amour passionel... Est-ce cela d'aimer? En fait, est-ce que la personne qui vit d'amour de compassion n'est pas en quelque sorte aussi un peu égoïste à son tour? Car elle aime à sa façon, en se détachant de la douleur que cela peut créer chez les personnes qui l'aiment.)



Alors voilà, je ne sais pas plus ce qu'est l'amour qu'avant décrire ce message. J'ai passé de longues années de ma vie à avoir certaines croyances qui présentement se confondent un peu avec la nouvelle vision que je voudrais avoir de ce sentiment.

L'équilibre

Selon le multidictionnaire de la langue français (quatrième édition), l'équilibre se traduit par quelque chose de "sain, solide".




En poursuivant cette définition, on doit s'attarder à ce qui est sain, solide, justement. Alors, voici:



- Sain: Caractère de ce qui est équilibré (*Note de moi-même: On n'avance pas vraiment, non?). Caractère de ce qui est NORMAL.



- Solide: Caractère de ce qui est consistant, résistant, robuste et rigoureux.



Avec ces définitions, j'en viens à me demander si réellement, nous savons ce que c'est que d'être équilibré, ou plutôt, si être équilibré n'est pas plutôt un concept quasi-impossible à atteindre de par sa définition évasive qui laisse, à mon avis, une très grande place à la subjectivité.



Qui plus est, concevoir une dite normalité suppose un jugement, une classification.



L'être humain est en constante recherche de son équilibre, car il s'imagine probablement que cet état est neutre, sain, que c'est ainsi qu'on arrive à être juste bien, sans s'ancrer dans les désirs, la passion, l'envie, la jalousie, etc. (En fait, toute émotion découle d'une autre et on se retouve dans un espèce de cercle vicieux de sentiments, qui souvent, se contredisent l'un, l'autre. Mais bon, passons...)



Je disais donc que l'être humain recherche un équilibre, une façon saine de vivre la vie qui lui est propre.



Toutefois, pour simplement parler d'équilibre, c'est qu'à quelque part, on doit admettre qu'il y a aussi "déséquilibre". Et il faudrait aussi prouver HORS DE TOUT DOUTE, que l'équlibre correspond à la même chose pour tous... Ce qui, vous en conviendrez est impossible, car même si l'être humain peut être objectif (de par sa nature plus rationnelle et raisonnée), il y aura toujours une partie de lui qui tombera dans la subjectivité (de par son jugement, sa perception, etc.).



C'est donc dire que ce qui peut être sain pour un, n'est peut-être (et sûrement, je dirais même!) pas ce qui est perçu comme sain pour l'autre.



De là vient mon questionnement: Mais qu'est-ce donc, l'équilibre?



Pour moi, l'équilibre, c'est le sentiment de bien-être que l'on ressent, malgré (et grâce) aux choix que l'on fait. L'équilibre, c'est être capable de vivre les plus grandes joies, mais de passer au travers des pires chagrins. L'équilibre, pour moi, est très loin de la neutralité, du point de stagnance, où on perd l'impression que finalement on évolue. Oui, ce type d'équilibre permet de vivre le moment présent peut-être un peu plus, mais en même temps, d'avoir une pensée à long terme peut aussi être salutaire.



Combien de personnes auraient pu construire des merveilles, mais s'en sont empêchées, en prétextant que les risques de l'envie, du désir, de l'échec ou de la réussite, bref, tout ce qui a trait au domaine de l'inconnu (car l'inconnu est en fait ce que nous n'avons pas encore vécu en tant qu'être humain individuel), que tous ces risques pourraient les contraindre à un déséquilibre momentané? Je disais donc, est-ce plus sain de seulement vivre le moment présent, plutôt que de songer aussi un peu à l'avenir???



À mon avis, de vivre dans le moment présent est sain jusqu'à un certain niveau. Oui, cela nous permet d'éviter un grand stress lié aux "Mais qu'arrivera-t-il demain?", mais en même temps, cela peut nous conduire dans un genre de détachement des autres, nous amenant à vivre un genre d'isolement social affectif.





De plus, de vivre le moment présent tel quel, c'est-à-dire, ne vraiment pas songer au lendemain, pourrait, à mon avis, amener une certaine forme de chaos. Si tout le monde vivait le moment présent, sans se préoccuper de l'impact, des conséquences (positives ou négatives) de leur agirs, eh bien, tout le monde ferait souffrir tout le monde.



Ce qui m'amène aussi à penser que finalement, oui, on peut vivre le moment présent de façon intense, vivre les émotions et les sensations qui découlent de chaque seconde qui passe, tout en ne rejettant pas totalement notre regard vers le futur. Pour moi, il s'agit là d'un état équilibré.



Mais pour en revenir à ce que je disais plus tôt, les êtres vivant de non attachement et de détachement (il y a une distinction entre les deux, mais puisque je ne crois pas réellement au non attachement, il me serait difficile d'expliquer cette différence). Revenons à ce que je disais...



Les êtres vivant de détachement et de non détachement vivent d'une certaine manière une vie plus équilibrée, plus saine, dans leur vision de l'équilibre et de la "saineté". Ils éprouveront probablement moins de souffrances que leurs confrères (et consoeurs) du genre Humain, car la souffrance naît de l'attachement à l'autre et de la dépendance (ainsi que de tout ce qui vient avec...).



Mais en même temps, je crois que de vivre ainsi n'est pas totalement sain en soi, car pour moi, vivre dans cette optique, c'est plutôt d'être en état de non équlibre (terme signifiant que l'équilibre "n'existe" pas finalement, car d'affirmer qu'il y a équilibre, serait d'admettre que pour l'atteindre, on doit avoir vécu dans le déséquilibre, ou encore, tout simplement parce que pour créer un équilibre, certains aspects de nous doivent être plus "forts" et d'autres plus "faibles").



Cet état de non équilibre est-il plus sain?



Je ne peux le dire, car je n'y crois pas, voilà tout. Mais je serais ravie qu'on puisse essayer de me faire voir les choses différemment.



Alors au final, qu'est-ce que l'équilibre?



Personne ne peut réellement le savoir.



Le plus important, je crois, c'est de juste se sentir bien dans les choix que l'on fait. D'arriver à canaliser nos énergies négatives (liées au déséquilibre) en énergies positives (souvent par la création et le recentrement sur soi, sur notre valeur propre, en tant qu'humain de tête et de coeur).



Alors voilà, mes chers, mon moment d'évasion concernant l'équilibre...